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Nous allons montrer aux gens comment faire mieux avec moins ! Pour concrétiser cette volonté, et pour montrer l’exemple, le gouvernement réduira son train de vie, et diminuera ses dépenses de fonctionnement, de communication, de représentation et de déplacement. Et l’UDESC s’y engagera solennellement.

Les Congolais ont raison de nous en vouloir, quand ils apprennent qu’entre 2006 et 2015, les dépenses des institutions publiques du Congo ont augmenté d’autant de milliards, alors que les recettes diminuaient de milliards également.

Ils ont raison d’être mécontents, quand ils constatent que le budget de la RDC  affiche un déficit des milliards.

Ils ont raison d’être excédés, quand ils s’aperçoivent qu’au final, il nous manque des milliards de trésorerie pour honorer nos échéances auprès des entreprises congolaises.

Nos compatriotes n’acceptent plus, qu’au mépris de ces difficultés budgétaires, des délégations pléthoriques continuent de partir, à la moindre occasion, en mission à l’extérieur du territoire.

Les CONGOLAIS ne sont plus aveugles. Alors, nous devons changer nos pratiques politiques, développer nos compétences et, surtout, mieux administrer le bien public. Donc…

FAIRE MIEUX AVEC MOINS

Cette nouvelle rigueur budgétaire s’appliquera également aux services de la RDC, à ses établissements publics, ainsi qu’aux chambres consulaires, – « d’importants efforts de rationalisation et d’économies en matière de dépenses courantes et de maîtrise de l’évolution de la masse salariale. » La RDC, contribuera au financement de ces établissements publics, veillera à ce que ces préconisations soient suivies d’effet.

La maitrise des dépenses des services de la RDC sera engagée, au travers du budget primitif 2017, par d’importantes économies. Les dépenses de  fonctionnement et d’intervention seront réduites de manière drastique. L’effort sera maintenu au budget supplémentaire 2016, et poursuivi au budget primitif 2017.

Dans cette perspective, L’UDESC proposera la création d’une inspection générale des services, qui aura une double mission. La première : rationnaliser les dépenses, notamment à travers la préparation de règles plus rigoureuses sur la commande publique, ainsi que la centralisation des moyens généraux. La seconde : auditer les processus, le fonctionnement et la performance de l’administration et évaluer les politiques publiques de la RDC.

Ces missions seront organisées et exercées à budget constant, par un redéploiement d’effectif.

MODERNISER L’ADMINISTRATION

Une démarche qualité permettra de garantir aux usagers un service et un niveau de qualité pérennes. Une adaptation des horaires d’ouverture et l’aménagement des espaces d’accueil au public seront réalisés.

Le gouvernement poursuivra la mise en place du guichet unique « service-public. », en demandant à ses directions de développer de nouvelles télés services. La dématérialisation complète de la chaîne administrative sera étudiée, ainsi qu’un véritable intranet du gouvernement.

ASSURER LE FINANCEMENT DE CHAQUE COLLECTIVITE

Cette nécessaire rigueur ne nous dispense pas d’engager une réflexion sur les modalités de  financement des différentes collectivités.

 Les  compétences seront sensiblement renforcées, alors qu’elle ne bénéficie que d’un quart des recettes. Il nous faudra aborder ce sujet, qui contraindra le budget du pays, alors que nos responsabilités n’ont jamais été aussi grandes.

Dans le même ordre d’idée, il nous faut échanger sur la clé de répartition. Arrêtée il y a plus des années maintenant, évitant d’étrangler les congolais de province avec des impôts. Même si un effort sera fait, par l’instauration de centimes additionnels, afin de rééquilibrer le grave déséquilibre financier dont souffrent nos provinces  pour autant.

D’un autre côté, il nous faut entendre la voix des provinces, qui considèrent que, si des efforts importants ont été accomplis en matière de rééquilibrage, il reste encore beaucoup de chemin à faire.

C’est pourquoi, nous devons rouvrir ce dossier, non pas pour nous opposer, selon un schéma que nous cultivons depuis trop longtemps, mais pour nous rassembler. Comment concilier le  nécessaire renforcement des moyens financiers des provinces avec l’impératif de  rééquilibrage qui doit continuer à irriguer nos politiques publiques ?

L’UDESC, dans le cadre d’une instance dédiée, qui pourrait être un comité permanent des exécutifs du pays, nous puissions mener, en toute sérénité, cette réflexion.

En ce qui concerne les communes et les intercommunalités, nous engagerons une réflexion sur la création ou l’affectation de ressources fiscales leur permettant de faire face à leurs besoins.

AMELIORER LA LISIBILITE DE NOTRE BUDGET

Dans un autre domaine, la construction même du budget de la RDC et la complexité de sa comptabilité accentuent les difficultés financières et concourent à un manque de lisibilité devenu inacceptable.

Nous proposerons au parlement la création d’un budget annexe de répartition en faveur des autres collectivités, un budget annexe de  reversement pour les taxes affectées. L’activité propre de la RDC sera ainsi plus visible, ses dépenses mieux connues, et donc mieux maîtrisées.

La RDC doit également pouvoir partager les retournements de conjoncture  avec les provinces, territoires et les communes, au lieu de continuer à leur verser des dotations déconnectées des recettes réellement recouvrées. Une délibération en ce sens sera soumise au congrès.

REFORMER LA FONCTION PUBLIQUE

L’emploi dans le secteur public. La capacité de notre pays à progresser sur le chemin de l’émergence dépendra aussi de la  qualité de notre administration. Les fonctionnaires et agents publics de la RDC, des provinces, des communes et de leurs établissements sont reconnus pour leurs compétences et leur investissement au service de l’intérêt général.

Le gouvernement engagera une grande réforme du statut général des fonctionnaires, qui date d’il y a belle lurette. Dans ce cadre, il conviendra également d’étudier la fusion des fonctions publiques territoriales et communales, d’harmoniser les statuts particuliers et les grilles de  rémunération.

Parallèlement, le gouvernement mènera à son terme le projet de créer un centre de gestion des carrières, des compétences et des formations, dans le respect du principe de libre administration des collectivités locales et du pouvoir de nomination des exécutifs.

Enfin, le gouvernement mettra l’accent sur le dialogue social dans la fonction publique. Des instances seront mise en place pour favoriser la discussion entre employeurs et partenaires sociaux.

PLANIFIER NOTRE DEVELOPPEMENT

La loi va organiser et planifier notre développement à travers un schéma d’aménagement et de développement. Ce document – baptisé RDC- 2016-  2030 – posera des scénarios et éclairera les choix possibles. Lorsqu’il sera approuvé par le parlement, il pourra constituer une feuille de route partagée par tous.

D’autres schémas sectoriels seront en cours de finalisation : le schéma des transports et de la mobilité, et le schéma de l’énergie et du climat. Ils seront également soumis au parlement.

CONFIANCE DANS NOTRE MODELE ECONOMIQUE

Au-delà de notre mandat de gestion des institutions, nous avons également la responsabilité  de créer les conditions du développement économique.

Sur la décennie écoulée, notre croissance a été soutenue par les investissements miniers d’une économie extravertie, celle du comptoir, la commande publique et la consommation des ménages. Nous avons bénéficié d’une croissance de 5,5 % par an. Notre PIB par habitant nous situe aujourd’hui au  rang des collectivités africaines et au taux d’inflation et d’échange stable de la moyenne africaine subsaharienne. Mais ce développement rapide a également amplifié certains déséquilibres.

Nos exportations ne couvrent presqu’aucun secteur que celui minier, et notre balance  commerciale est déficitaire.

En termes de répartition des richesses, les inégalités restent très importantes. En dépit de la hausse générale du niveau de vie chez les politiciens, l’écart de revenus entre les ménages les plus riches et les plus pauvres reste largement inégalitaire.

Notre compétitivité n’a pas progressé et pèse lourdement sur le coût de la vie. Les Congolais ne l’acceptent plus. Ils l’ont manifesté massivement à plusieurs reprises.

Souvenons-nous des grève à répétitions depuis 2004, qui a paralysé le pays parce qu’aucune  suite n’avait été donnée aux accords économiques et sociaux signés un an auparavant, dit de Mbudi.

En outre, depuis 2015, nos indicateurs sont beaucoup moins favorables : la croissance s’est ralentie, l’emploi stagne, le chômage remonte, la consommation est atone, le climat des affaires à cause de l’insécurité et est au plus bas et nos finances sont dans le rouge.

Ces constats nous imposent de redresser les comptes du pays, de faire évoluer son modèle  économique et de restaurer la confiance. C’est l’objectif que nous nous sommes fixé, autour de principes simples : favoriser notre souveraineté économique, notre compétitivité et notre  pouvoir d’achat.

POUR UNE PLUS GRANDE SOUVERAINETE ECONOMIQUE

Tendre vers la souveraineté économique, c’est viser deux objectifs principaux.

C’est d’abord maîtriser l’exploitation de nos ressources naturelles – nous en  avons parlé  précédemment.

FAVORISER LES EXPORTATIONS

C’est ensuite équilibrer notre balance commerciale, en commençant par favoriser nos exportations.

Plusieurs filières d’exportation existent. Une grappe d’entreprises sera créée à cet effet.

Le gouvernement sera engagé, en partenariat avec les acteurs économiques, l’élaboration d’une  stratégie de soutien à l’exportation, qui sera présentée en milieu d’année.

 

DEVELOPPER LE TOURISME

L’autre secteur d’exportation à fort potentiel, c’est naturellement le tourisme, qui  créera l’emploie salariés, et génèrera plus des milliards de valeur ajoutée et contribuera de façon essentielle au développement de l’intérieur du pays.

Ce secteur bénéficiera de nouveaux atouts, au travers d’enseignes hôtelières de  notoriété internationale. Conformément au plan de développement touristique mondial, il disposera également d’un « navire amiral » dans l’intérieur, avec l’ouverture du Sheraton hôtel etc.

Le gouvernement continuera à accompagner le développement de nouveaux ressorts à  l’intérieur de la République.

Il poursuivra également son soutien actif à l’amélioration de la desserte aérienne, au travers de deux dispositifs.

D’une part, les « contrats de destination », qui réunissent l’ensemble des acteurs de la filière.

D’autre part, le gouvernement accompagnera financièrement Congo Airways, qui vient de réorganiser ses lignes vers le Congo profond.

Ces deux dispositifs – contrats de destination et accompagnement Congo Airways – seront déjà permis d’augmenter la fréquentation touristique de manière significative à travers d’autre pays tant en Afrique et dans le reste du monde.

Il nous faut enfin capitaliser sur la forte augmentation de la fréquentation des croisiéristes, en poursuivant l’aménagement de nos infrastructures portuaires.