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L’UDESC introduira « les langues nationales, seront des langues d’enseignement et de culture ». L’espace scolaire doit permettre la rencontre de toutes nos cultures, pour en exploiter les formidables richesses et en assurer la transmission.
Notre école doit préfigurer un « vivre ensemble culturel », fait du partage des traditions les plus vivantes de notre société.

FAIRE DE L’ECOLE DE LA REPUBLIQUE UNE ECOLE DU PAYS

Nous voulons une société plus juste, plus ouverte, plus solidaire.
Cette aspiration concerne largement nos enfants et repose sur notre capacité à leur ouvrir la voie. Une voie qui passe d’abord par notre école, à condition de l’adapter, pour qu’elle remplisse ses missions. D’où la nécessité d’un projet éducatif, fédérateur d’énergie et véritable levier du changement concerté.

Ce projet nous mobilisera autour de trois grandes ambitions, qui donneront du sens aux changements pour que l’école de la République soit aussi l’école du pays.
La réussite éducative et scolaire pour tous est la première de ces ambitions. Notre école doit permettre à chaque élève, quels que soient ses talents, ses aspirations ou ses difficultés, de trouver un chemin de réussite. Notre école doit être le lieu du rétablissement de l’égalité des chances.

Une place plus large à accorder aux cultures et aux langues nationales dont sont porteurs nos élèves est la deuxième de ces ambitions.
L’UDESC introduira « les langues nationales, seront des langues d’enseignement et de culture ». L’espace scolaire doit permettre la rencontre de toutes nos cultures, pour en exploiter les formidables richesses et en assurer la transmission.
Notre école doit préfigurer un « vivre ensemble culturel », fait du partage des traditions les plus vivantes de notre société.

Enfin, la troisième ambition est le renforcement chez nos jeunes, du sens civique et moral, de l’implication citoyenne et des principes qui fondent la laïcité. Le rôle de l’école dans la formation des citoyens est crucial.
Nous nous proposerons l’intégration, tout au long du parcours scolaire, une éducation à ces principes et à ces valeurs.

DONNER A CHACUN LES MEMES CHANCES DE REUSSITE

Ces trois ambitions sont au cœur du projet éducatif, dont la construction sera engagée, et relancées sur la base des propositions issues du «grand débat sur l’avenir de l’école du Congo».

La philosophie du projet éducatif, ses objectifs et sa méthodologie seront présentés à nos partenaires. La démarche de co-élaboration adoptée associera tous ceux qui participent à l’œuvre éducative : parents, jeunes, éducateurs, institutions éducatives, politiques et coutumières, associations, car chacun est porteur d’un message éducatif utile.

Elle sera soumise à l’approbation au parlement, des assemblées de province et des conseils municipaux. Elle devra ensuite être déclinée par chaque collectivité dans ses domaines de  compétences. Un observatoire de la réussite éducative sera la vigie de l’avancement du projet.

La lutte contre les inégalités commencera dès la maternelle. Il faut s’assurer de sa fréquentation et de son bon fonctionnement. Pour réussir à l’école, il faut être assidu !

Au primaire, pour ne  pas compromettre la réussite scolaire de l’élève, l’acquisition des fondamentaux – lire, écrire, compter – doit être assurée. La formation de nos enseignants reflètera cet enjeu.

Au collège comme au lycée, les dispositifs de personnalisation des parcours, de lutte contre le décrochage scolaire et contre l’absentéisme seront étendus. Notre objectif est de réduire de moitié, dans les cinq ans à venir, les sorties du système, qui représentent aujourd’hui près de +50 % d’une classe d’âge.

S’il faut se réjouir de l’augmentation significative des effectifs en primaire et lycée –  l’effort doit être poursuivi pour passer aujourd’hui de 50 % de taux d’accès au baccalauréat d’une classe d’âge à 75 % dans les cinq prochaines années. Pour atteindre ces objectifs, on s’appuiera sur l’autonomie des établissements, renforcée par un nouveau statut.

Les collèges et lycées qui scolarisent les jeunes les plus en difficulté, bénéficieront de  ressources supplémentaires dans le cadre de contrats d’objectifs fixés par des projets « réussite ».  Un parcours scolaire dans notre pays où le secteur industriel occupera une large place passe  souvent par la voie de l’enseignement professionnel. Il faudra valoriser cette tradition éducative, et soutenir les formations par alternance et l’apprentissage.

La société Congolaise a besoin de cadres. Les filières d’excellence de  l’enseignement supérieur ont du sens pour notre jeunesse. Leur accès sera élargi à l’ensemble  des lycéens, dont ceux issus de la diversité culturelle du pays. Les dispositifs d’accompagnement des jeunes Congolais aux métiers de l’éducation et de la formation seront renforcés.

La concertation autour de la carte des formations sera approfondie, afin de rationaliser les flux entre les filières post-bacs, l’université et les autres dispositifs de poursuites d’études.

Mais la réussite de chaque élève dans son parcours sera d’autant plus favorisée, que nous aurons traité efficacement les dérives et les déséquilibres dont souffrent nos établissements.

L’actualité nous montre combien un climat scolaire serein et apaisé est nécessaire au bon fonctionnement de nos écoles, collèges et lycées. La violence à l’intérieur et hors des établissements est incompatible avec l’idée même de vie scolaire et d’apprentissage. Des mesures à portée sécuritaire, notamment les systèmes de vidéo-surveillance, sont à créer et généraliser, via des programmes pluri annuel d’investissement. Cela doit évidemment être  accompagné par une démarche éducative, compréhensible par les élèves et les familles.

Des réponses seront apportées par le renforcement du rôle des éducateurs en charge de la déscolarisation et le développement de la médiation scolaire au sein de chaque  établissement.

Un climat scolaire de qualité ne peut faire l’impasse sur le rôle des parents à l’école. Leur place est incontournable dans le processus éducatif. Les instances de concertation et la co-éducation sont à généraliser, pour une compréhension mutuelle des actions de chacun.

Les exigences de maîtrise de l’écrit s’accroissent avec le développement du numérique et de  ses applications dans la vie quotidienne. L’illettrisme qui touche les congolais (es) devient un combat prioritaire qui se confond désormais avec celui contre la « fracture numérique ».

L’école est en première ligne. Elle doit combiner davantage les apprentissages fondamentaux et l’utilisation des outils informatiques. Ceux-ci sont à considérer comme un levier de réussite et un facteur de réduction des inégalités.

Dans ce cadre, un schéma global d’actions visant à coordonner le rôle des différents acteurs impliqués dans des missions de  lutte et de prévention contre l’illettrisme  sera élaboré.

Les questions de temps de repos, d’équilibre nutritionnel, de conduites à risques ont largement leur part dans le niveau des performances scolaires. Une proportion importante  de nos enfants est concernée.  Il est de notre responsabilité de continuer à agir, plus énergiquement.

Le sport et l’hygiène de vie offrent une réponse, mais toutes les politiques sur la  jeunesse doivent intégrer cet enjeu de santé publique.

L’école est parfaitement dans son rôle quand elle s’emploie à promouvoir la santé par l’éducation. Une éducation à la santé qui doit mobiliser l’ensemble de la communauté scolaire.

UDESC conclura ce volet sur l’école sur plusieurs chantiers qui devront être ouvert:

  • une meilleure articulation des compétences entre les collectivités,
  • une nouvelle forme de contractualisation avec les enseignements privés,
  • la réorganisation des directions de l’enseignement nationale,
  • la restructuration des dispositifs de formation initiale des enseignants.

Enfin, les travaux permettant l’adoption d’un code de l’éducation de la  RDC seront engagés.

DONNER A CHACUN LES MEMES CHANCES DE S’INTEGRER DANS NOTRE SOCIETE

L’avenir de notre jeunesse dépasse le cadre strict de l’espace scolaire. La société doit accepter de poser un regard nouveau sur elle. Ce regard doit prendre en compte la parole de la jeunesse. Il doit traduire l’accueil, la bienveillance, faire appel à la responsabilité de chaque jeune, là où il en est de sa trajectoire, y compris quand celle-ci s’est mal engagée.

Cette parole des jeunes, dans sa diversité, se concrétisera par la création d’un comité jeunesse  du pays, dont la mise en place se fera lors de énième participation de la RDC à la journée internationale de la jeunesse. Une charte de la jeunesse sera élaborée.

Avant la fin de chaque  année, un projet de service civique congolais fera l’objet d’une  présentation au parlement. Le dispositif concernera tous les jeunes du pays. Il aura pour ambition de favoriser la construction individuelle de chaque jeune, son autonomie, son rapport aux autres, son adhésion à des valeurs communes, en résumé son intégration dans la société. Il permettra de reconnaître l’importance de l’engagement civique et traduira le contrat de confiance avec notre jeunesse.

A cette fin, il sera créé, dès 2017, une agence congolaise du service civique, chargée d’en assurer la mise en place, le suivi et la promotion.

Dès cette année, un partenariat avec l’agence nationale du service civique permettra d’amplifier les programmes de mobilité destinés aux jeunes, tels que le service volontaire, le service civique international, ainsi que le volontariat de solidarité internationale. Un projet de loi de pays sur la protection sociale de ces volontaires sera transmis au parlement.

Afin de favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes sortis du système scolaire  sans qualification, il sera proposé à l’Etat le renforcement progressif du régiment du service militaire adapté.

Par ailleurs, l’étude de la création d’un établissement public d’insertion de la défense –EPIDE – , adapté à la jeunesse congolaise, sera crée et vulgarisé et même poursuivie sans relâche. Enfin, les actions menées par les jeunes, dans les quartiers, en milieu rural et en tribu, bénéficieront d’un accompagnement. Un statut des animateurs sera élaboré afin d’améliorer l’encadrement de ces activités.